samedi 21 septembre 2013

Ajouter une légende
Chers étudiant(e)s
Je suis désormais Rectrice de l'Académie de la Martinique. Je n'assure donc plus ces enseignements. J'en laisse cependant les archives à votre disposition.
Bonne rentrée universitaire !
CBL

jeudi 7 février 2013

Participation au séminaire de muséologie de l'université Laval à Québec : Professeur Philippe Dubé


MSL-6006            MISE EN VALEUR DES PATRIMOINES
           
Professeur: Philippe DUBÉ
avec la collaboration de
Catherine Bertho-Lavenir (Sorbonne Nouvelle)

OBJECTIFS:

1. Découvrir les logiques culturelles et législatives qui ont inspiré la création et le développement du patrimoine.

2. Formuler des propositions pour la mise en valeur d'un patrimoine en particulier qui prennent en compte les points de vue de ses créateurs et de ses utilisateurs.

PROBLÉMATIQUE:

Les patrimoines et leurs différents modes de mise en valeur occupent une part de plus en plus importante dans le questionnement muséologique de l'heure. En effet, on peut avancer que le musée en tant qu'institution devient vite dépassé par les problèmes que pose la pérennité des héritages. En amont d'une intervention muséologique, il est essentiel de savoir à quel type de patrimoine nous avons affaire et quels seront les moyens appropriés pour le mettre en valeur. C'est donc à ce type de démarche réflexive que nous invitons les participants(es) à ce séminaire afin qu'ils enrichissent, à leur manière, une question fondamentale avec laquelle les intervenants en patrimoine ont à débattre.

FONCTIONNEMENT:

Des exposés suivis d'échanges seront faits à tour de rôle par le professeur et ses invités dont la professeure Catherine Bertho-Lavenir de l’Université Paris 3. Leurs exposés porteront sur des questions muséologiques mais aussi historiques, artistiques, ethnologiques, architecturales, urbanistiques, politiques, reliées au thème de la mise en valeur du patrimoine en question. Au terme du trimestre, les étudiants(es) remettront un texte d'une trentaine de pages maximum traitant d'une question spécifique de mise en valeur sur la base d’une proposition muséographique (voir Note sur l’exposition « La Route de Soi ». Les travaux seront présentés oralement devant jury en séance plénière avant le dépôt final du texte écrit une semaine plus tard (29 avril 2013).

ÉVALUATION:

- Atteinte des objectifs : 60%
- Qualité du texte écrit et de la présentation orale : 40%



Selon la politique adoptée au Département d'histoire, en conformité avec la volonté facultaire et universitaire, jusqu'à 20% des points peuvent être perdus par suite de déficiences ou incorrections formelles.

En conformité avec les articles 28 et 29 du Règlement disciplinaire de l’Université Laval, le Département d'histoire ne tolère aucune forme de copie ou d’emprunt de l’œuvre d’autrui (personnes, institutions, organismes, sites Web). De telles pratiques n’identifiant pas leurs sources transgressent des principes éthiques fondamentaux des disciplines scientifiques.


MSL-6006
MISE EN VALEUR DES PATRIMOINES
HIVER 2013



CALENDRIER DES RENCONTRES




21 janvier

28 janvier

4 février

11 février

18 février

27 février
28 février
1er mars

4 mars

11 mars

18 mars

25 mars

1er avril

8 avril

15 avril

 22 avril

29 avril



Présentation du déroulement du séminaire

Notions de patrimoine: Genèse

Notions de patrimoine: Législations et Politiques

Les patrimoines: contenus et problématiques

Typologie des patrimoines: rattachement disciplinaire

Conférence de CBL « L’exposition de soi » au CÉLAT DKN-5172
Voyage à Chicoutimi et remise du plan détaillé de la proposition muséographique
Rendez-vous à Chicoutimi avec les différents partenaires

Les processus de mise en valeur: musée et patrimoine

SEMAINE DE LECTURE

Les différents modes d'interprétation: programme et parcours

Le récit patrimonial (organisation narratologique)

Lundi de Pâques

Exposition et patrimoine

Atelier spécifique sur le projet de mise en valeur (mise en salle et test)

Présentation orale des propositions devant jury

Dépôt des travaux écrits




mardi 9 octobre 2012

Journée d'étude "Histoire des bibliothèques numériques" à la BNF


Les ateliers du livre et des bibliothèques :

Pour une histoire des bibliothèques numériques en Europe (1990-2010)

En partenariat avec L’École nationale des chartes et avec la collaboration de l’Enssib.


La numérisation du patrimoine des bibliothèques et la création de bibliothèques numériques sont des phénomènes récents : leurs prémices ont une vingtaine d’années à peine. Deux événements majeurs ont ponctué cette brève histoire : la naissance du world wide web d’abord, puis le lancement du projet Google livres. Dans ce contexte, les bibliothèques nationales européennes, dont la mission est de collecter, conserver et valoriser le patrimoine écrit, ont fortement évolué, depuis les années 1990, pour s'approprier de nouvelles techniques, gérer le patrimoine numérique et trouver leur place dans le paysage de l'offre numérique de contenus culturels. Il est temps de faire un premier retour en arrière sur cette évolution déterminante pour l'histoire des bibliothèques. 
À travers les exemples de trois d’entre elles et en présence de leurs représentants – la Bibliothèque nationale de France, la British Library, l’Österreichische Nationalbibliothek – cette journée souhaite confronter les trajectoires d'innovation empruntées par chaque établissement. Celles-ci seront envisagées selon quatre angles : les collections, l’insertion dans l’économie numérique, les organisations et métiers, la recherche.
En conclusion, un invité exceptionnel, Paul Le Clerc, ancien directeur de la New York Public Library, viendra porter un regard américain sur cette numérisation européenne.

Les interventions en anglais seront traduites en simultané.

dimanche 23 septembre 2012

Un seminaire IMAGES-SONS-MEMOIRES

SÉMINAIRE DU PÔLE IMAGES-SONS-MÉMOIRES

Organisé par le LARHRA, Laboratoire de recherche historique Rhône Alpes UMR CNRS 5190,
en collaboration avec la MSH-Alpes, l’INA et l’ENSSIB.
Animé par Evelyne Cohen (PR ENSSIB Université de Lyon), Anne-Marie Granet-Abisset (PR UPMF Grenoble 2)
avec Laurent Baridon (PR Université Lyon 2)


Le séminaire Images-sons-mémoires s’intéresse à la fois à l’histoire et aux modes de construction des
mémoires visuelles et sonores. Il prendra en compte l’analyse des supports écrits, sonores, imagés de la mémoire.
Il analyse les formes de narration, les modes de représentations et les formes de sensibilités qui l’expriment. Il
s’intéresse aux usages qui en sont faits ainsi qu’aux façonnements des représentations qu’ils engagent comme aux
comportements qu’ils révèlent.

Le projet est ici de travailler à la construction au sein du LARHRA d’un Pôle de ressources et d’analyses des
images et des sons.

Horaire des séances : 14 heures -17 heures (sauf 18/10/2012 et 14/03/2013)

Jeudi 11 octobre 2012, salle André Frossard, ISH, 14 avenue Berthelot, Lyon

Gérard Monnier (PR Université Paris 1) A propos de la mémoire visuelle : des souvenirs visuels à l’étude de la
« reconduction » dans la photographie contemporaine
Anne-Marie Granet-Abisset « Ecrire, décrire et faire entendre La vie moderne : la mise en récit du monde rural par

R. Depardon »
Jeudi 18 Octobre, à l’Institut polytechnique, Saint-Martin-d’Hères 9h -18 h (voir plan d’accès ci-dessous)

Anne Dalmasso et alii C’était mieux avant ? Les changements dans le monde du travail d’hier à aujourd’hui en
partenariat avec Le RIZE et la mairie de Saint-Martin-d’Hères ; séminaire en lien avec le programme « Crises et
récits de la crise : retour sur une collecte en acte ».

Mercredi 21 novembre, MSH Alpes, Grenoble

Anne-Marie Granet, Laurent Baridon, Laurent Douzou (IEP Lyon-LARHRA), Annie Claustres (LARHRA-INHA)

Questionner le témoin : historiens et historiens d’art face au témoin

Jeudi 17 janvier 2013, salle André Frossard, ISH, 14 avenue Berthelot, Lyon

Evelyne Cohen, Maryline Crivello (Université de Provence, UMR Telemme)

Télévision, mémoire et écriture de l’histoire : les années 1970-1980

Jeudi 14 mars 2013, MSH Alpes, Grenoble

Anne-Marie Granet, Evelyne Cohen, Catherine Bertho Lavenir (Université Paris 3),  Marie-France Chambat (Université Paris 3) 

Journée d’étude Images et sons de la Nationale 7 dans le cadre d’un séminaire doctoral interdisciplinaire Histoire, mémoire, patrimoine ED- SHPT, Grenoble)

Jeudi 16 mai 2013, salle Ennat Léger, ISH 14 avenue Berthelot, Lyon

Sophie Bachmann (INA), Jérôme Gouy (INA Lyon) Didier Nourrisson (IUFM Lyon) Fresques hypermédias et
jalons : écrire l’histoire par la télévision et le film


l.’ISH..(14..avenue..Berthelot,..Lyon..7e)....
.MSH..Alpes....(..1221..avenue..centrale,..Domaine..universitaire..Saint..Martin..d..Hères)..
Institut..polytechnique..Grenoble....(Domaine..universitaire..Saint..Martin..d..Hères)
..






jeudi 5 avril 2012

Traduire du latin pour le plaisir

Jean-François Cottier, latiniste émérite et enseignant à Paris 7,  organise un séminaire "pour le plaisir" à l'image de celui qu'il avait mis sur pied à Montréal pour travailler sur une traduction du latin. Cette année c'est De Alea, un texte du XVIIe siècle, d'un certain Juste Pasquier, médecin de son état, que nous nous mettrons sous la dent.
Cliquez sur le titre pour voir le lien vers l'édition numérisée. Le premier rendez-vous est à Paris VII, ce vendredi 6 avril de 15 à 17 H.

dimanche 25 mars 2012

Réponse au blog de R. sur l’identité numérique (1)



Des blogs, du plaisir et de l'innovation

Voilà une belle et intéressante idée de faire en quelque sorte son examen de conscience numérique (1). J’ai donc construit en parallèle une ego-histoire de mes pratiques numériques pour constater, en premier lieu, que, alors qu’il a entre R. et moi une différence de génération, de champ scientifique et de formation, j’ai rencontré des situations similaires :

L’usage contraint par le contexte
1° lancement d’un blog a destination de mes étudiants lors d’une grève avec blocage pour pouvoir communiquer avec eux ; donc contournement des formes historiques  de communication (le cours, l’affichage …) ;
2° utilisation du blog comme exercice donné aux étudiants avec « publication collective » ; j’ai commencé très tôt avec mes étudiants du master de journalisme de l’université de Neuchâtel. Ces derniers, en 2008, n’avaient pour la plupart pas de blog personnel. En 2011 trois  élèves de la promotion en avaient un, semi-professionnel ;
3° surprise devant le fait que mes étudiants de Polytechnique (premier semestre 2011-12) étaient très peu présents sur les réseaux. Ils ont bien entendu vite compris comment faire mais ils n’avaient pas connaissance des plate-formes permettant de créer un blog. Ils n’apportaient pas en cours de portable avec accès wi-fi. Ils affirmaient aussi ne jamais regarder de série TV. Autre culture, autres mœurs.

Tout ceci me semble renvoyer à un cadre de saisie qui est celui de l’histoire culturelle des techniques et de la médiologie. Il n’y a pas de technique sans le cadre d’usage qui s’impose à elles. Par ailleurs l’offre technique est formatée par les institutions (grandes entreprises, universités) qui en assurent la mise en œuvre. Rien d’étonnant alors à ce que l’on rencontre des régularités dans l’usage qui en est fait par des individus travaillant dans le même contexte.

Le plaisir, moteur du consommateur innovateur
Par ailleurs, il me semble qu’il ne faut pas oublier le facteur plaisir, qui, il me semble, joue à plein au moment où l’usager se saisit de l’outil. L’universitaire, qui passe un dimanche après-midi d’hiver à batailler contre les fonctionnalités un peu nulles de blogger première version, et sort victorieux de l’affrontement, éprouve, ce me semble, les émotions qui sont celles qui ont motivé, depuis le début du XXe siècle, ceux  que les historiens des techniques appellent les «  consommateurs innovateurs » (F. Caron). Ceux qui achetaient des automobiles en 1895 alors que ce n’était PAS le moyen le plus rapide, le plus économique et le plus sûr d’aller d’un endroit à un autre, ou qui imaginaient pouvoir faire du tourisme aérien tous les week-ends en 1920... 

La question qui se pose est alors celle du plaisir, comme moteur de la consommation et des motivations qui poussent à  l’investissement dans un apprentissage. Quels plaisirs ai-je tiré de la fabrication de mon buisson de blogs et de ceux fabriqués par les étudiants ?

En premier lieu, et débarrassons nous de la question, certainement le plaisir égocentrique  de se montrer. Et tous les avertissements sur la nécessité de préserver son image et sa privacy n’y font rien, on le sait. L’arrière plan moral ( l’exhibitionnisme est de l'ordre du mal - voir Paul Valery, L'ébauche d'un serpent) qui sous-tend le discours sur ces techniques n’est sans doute pas étranger à la sourde résistance des individus, fussent-ils académiques et apparemment raisonnables.

Deuxième point, le plaisir de jouer  à l’éditeur. On dira jamais assez la frustration de celui (celle) qui donne à l’éditeur un texte dont il (elle) ne maîtrisera ensuite, sauf exception, ni la mise en page, ni l’illustration. En revanche, bricoler un blog, même sur la laborieuse machine de blogger première formule, offrait le « plaisir de faire » – pas très loin du «  plaisir du texte ».   Avant que la police du droit d’auteur ne vienne nous rappeler à l’ordre, il y avait un côté ludique à chercher des images dans les lieux les plus inattendus de la toile, à les mettre en ligne, à les regarder faire sens auprès du texte, et à les retirer d’un simple clic si ça ne donnait rien. Disons qu’il n’y a rien là qui surprenne l’historien(ne) des techniques : maîtriser l’outil, obtenir une extension de ses possibilités corporelles et intellectuelles (Virilio), est l’une des grandes est motivation des  (p)artisans de l’innovation technologique, qu’ils s’activent sur une bicyclette en 1900 ou sur un Mac en 2006.  

Troisième point. Louise Merzeau l’a montré, le web est aussi (ou prioritairement ?) une énorme masse d’archives. Tenir à jour des blogs et faire vivre ceux qui montrent des travaux d’étudiants, c’est ordonner  une mémoire.

Quatrième point. Et le droit d’auteur ? Bah … Tous mes cours de licence sont sur blogger. Les étudiants n’ont plus d’excuse pour ne pas les avoir lus, les films cités sont en lien. Aucune fausse-honte : j’utilise you tube dont les possibilités  vont bien au-delà de ce qu’on imagine (Die Nibelungen de Thea von Harbou en entier, quoique découpé en séquences mais après tout le film original était aussi en plusieurs bobines…), et Volga, Volga !, la comédie musicale préférée de Staline, sur un site russe improbable qui a d’ailleurs disparu (ou alors j’ai perdu le lien).  Je m’y sens libre, pas contrainte par un standard universitaire. Certes mes cours sont mon trésor et si j’étais une jeune enseignante j’y réfléchirais à deux fois avant de les rendre ainsi publics et donc a) critiquables par mes chers collègues b) pillables. Mais je suis aujourd’hui assez solide dans le métier pour laisser faire, du moins en ce qui concerne les cours.

Dernière remarque. Mon plus grand échec pédagogique a été une conférence sur l’innovation technologique consacrée au minitel français, devant des étudiants de l’Ecole des ingénieurs des Télécoms à Berne. Je leur expliquais les subtilités du système socio-technique des télécoms en France et ils me répondaient obstinément «  The Market ! The Market ! » Eh ben non. Pas « The Market ! » S’il y a évidemment derrière nos bricolages bloggesques un marché (et pas n’importe lequel !), l’acteur principal dans cette affaire n’est pas rationnel. Il n’arbitre pas pour le meilleur produit au meilleur prix (sinon pourquoi irais-je m’enquiquiner avec blogger aujourd’hui ?). Il bricole comme il peut et comme il veut, si ça lui fait plaisir et peut y mettre une énergie considérable. Qui fait globalement avancer l’innovation. Mais cela, Michel de Certeau ne nous l’a-t-il pas dit dès les années 1980 (L’invention du quotidien) ?

Allez ! Je retourne à mon blog.